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La
Vallée de la Mayenne
Entre Mayenne
et Daon, cet affluent de la Loire coule dans une vallée
dont les versants sont colonisés en fonction
de leur pente par des boisements, des prairies ou des
cultures.
Aménagée
à des fins multiples et variées, on redécouvre
aujourd’hui les milieux naturels riches, l’axe
touristique et le cadre de vie appréciable qu’elle
peut offrir si l’on veille à préserver
et à valoriser les éléments caractéristiques
de son identité .
En 1996, le
Conservatoire a travaillé en partenariat avec
la DDE de la Mayenne sur la protection de berges par
génie végétal de deux sites, sur
les communes de Ménil et de Loigné sur
Mayenne. Une cassette vidéo détaillant
les techniques utilisées sur ces deux chantiers
a été réalisée et diffusée
auprès des services techniques de la DDE.
Le Conservatoire a également supervisé
un état des lieux des 85 km de berges et un exemple
de cahier d’entretien.
En parallèle,
le Conservatoire a développé une réflexion
en partenariat avec le Syndicat mixte de la rivière
de la Mayenne, sur l’histoire et le devenir de
ses paysages. La cartographie de l’occupation
du sol entre 1950 et 1996, réalisée par
le Conservatoire, met en lumière des dynamiques
d’évolution très nettes. La connexion
des bourgs à la rivière, la gestion des
boisements, le maintien des prairies et les transparences
ripisylve / coteau ainsi que la restauration des quais
sont des pistes de travail à l’étude.
Une journée
de Rencontre sur la Mayenne a été organisée
à Changé en septembre 2001 afin que les
actions de valorisation des paysages et de développement
d’activités autour de cette rivière
soient présentées.
La
Corniche Angevine
La section
de vallée entre Rochefort sur Loire et Chalonnes
sur Loire, s’étend sur un vaste espace
pastoral enserré entre la Loire et l’un
de ses bras, le Louet.
Caractérisé
par de nombreux éléments du paysage traditionnel
des zones inondables de la Loire qui révèlent
la complicité entre les hommes et leur fleuve,
cet espace remarquable est à préserver
et à valoriser.
Constatant
que de fortes évolutions tendent à gommer
les caractéristiques identitaires de ce territoire,
le Conservatoire a proposé en 1996, sur sollicitation
du Syndicat Intercommunal de la Corniche angevine, de
réfléchir à la valorisation de
cet espace remarquable.
Le Conservatoire
a réalisé une étude préalable
à une Convention Régionale d’Amélioration
des Paysages et de l’Eau (politique du Conseil
régional des Pays de la Loire) et a élaboré
avec les communes concernées un programme d’actions
visant des objectifs paysagers, environnementaux, agricoles
et touristiques. Les actions de la CRAPE sont programmées
avec notamment l’entretien des berges du Louet.
En 2001, sur
proposition du Conservatoire, le site Val de Loire inscrit
au Patrimoine mondial de l’Unesco inclut la Corniche
angevine. C’est la reconnaissance internationale
d’un territoire où la notion de paysage
culturel s’exprime pleinement et spécifiquement.
En parallèle,
la Corniche angevine a été classée
au titre de la loi du 2 mai 1930 relative à la
protection des monuments naturels et des sites de caractère
artistique, historique, scientifique, légendaire
ou pittoresque sur proposition de la DIREN.
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