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Iles de Loire
Contexte
ligérien
Des
espaces remarquables de l'identité ligérienne
Les îles
de Loire sont une des particularités des paysages ligériens. En Pays de
la Loire, de Montsoreau à Saint-Nazaire, on en compte près d'une
soixantaine : 24 îles en Loire-Atlantique, 39 en
Maine-et-Loire et 4 à cheval sur les 2 départements.
Elles occupent plus de 4000 ha en surface
cumulée. La plus grande île est Chalonnes avec 847 ha, les plus
petites, environ 16 îles, ne dépassent pas 10 ha.
Le caractère insulaire confère à ces territoires des spécificités et
des originalités : paysages, milieux naturels, activités
humaines. Les îles
offrent généralement une surface plane et accidentée. La topographie
des îles (plane et accidentée) a conditionné en grande partie
l'occupation humaine (sur talus et sur tertres) et les activités
agricoles (répartition et organisation du parcellaire
perpendiculairement au fleuve). Des territoires
soumis à de fortes contraintes depuis plusieurs siècles
Au XVIII
ème siècle, les îles étaient plus nombreuses, mais la modification du
lit du fleuve a entraîné le comblement de certains bras. Les îles se
sont réunies, soit de façon naturelle, soit de façon anthropique. Le
rassemblement des îles a souvent été accéléré par l'action de
propriétaires voulant gagner des surfaces agricoles, par des terres
enrichies par les apports du fleuve. L'état y avait également intérêt
car ces actions participaient à la chenalisation souhaitée pour la
navigation : le barrage des bras secondaires et la
construction d'épis ont concentré toutes les eaux du fleuve en un seul
chenal. Ce
phénomène s'est poursuivi au XIX ème siècle, se traduisant
essentiellement par un raccordement de bancs sableux entre les îles et
la rive opposée, Les aménagements pour faciliter la navigation se
poursuivent, le bocage se densifie et la culture du chanvre se
développe. Le paysage est beaucoup plus proche de celui que nous
connaissons. Aujourd'hui,
on note une certaine stabilité des surfaces mais pour certaines îles,
l'érosion reste très active, tandis que d'autres voient leur surface
s'agrandir. Actions du conservatoire
En
1993, le Conservatoire a initié un ensemble de diagnostics
sur les îles entre Montsoreau et l'Océan Atlantique. Les
études ont porté sur l'occupation du sol, l'architecture, le milieu
naturel, l'histoire et la démographie. En 1999,
la DIREN Centre a demandé la réactualisation de ces
travaux et leur extension à la région Centre jusqu'à
Orléans. Le travail comportait deux volets :
- L'établissement
d'une fiche d'identité par île (localisation, occupation du sol, statut
de propriété, accessibilité, photographies…)
- Un
document de synthèse, repositionnant ces territoires par rapport aux
objectifs du Plan Interrégional Loire Grandeur Nature 2000-2006
En
2005, le Conseil général de Loire-Atlantique a commandé
au Conservatoire une étude permettant la mise à jour des données sur les îles de
Loire en Loire-Atlantique ainsi qu'une
synthèse des mesures et actions relevant de la Taxe Départementale des
Espaces Naturels Sensibles (TDENS) C'est de façon
analogue qu'en 2006, le Conseil général
de Maine-et-Loire a souhaité une réactualisation
des informations sur les îles du département, afin
d'envisager les lieux et la nature des interventions qui paraîtraient
souhaitables. Partenaires ou acteurs
spécifiques Le Conservatoire Botanique National
de Brest (CBNB), la Société pour l'Etude et la Protection de la Nature
en Bretagne, les Ligues pour la Protection des Oiseaux 44 et 49 (LPO),
Mission Bocage, le laboratoire d'écologie animale de l'université
d'Angers, L'association Etudes des Equilibres Naturels 49 (EDEN), la
Fédération de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques 49, Les
Directions Départementales de l'Equipement 44 et 49 (DDE), Le Centre
Permanent d'Initiatives pour l'Environnement Loire et Mauges (CPIE), le
CPIE Val de Vienne, le Parc Naturel Loire-Anjou-Tourraine (PNR
LAT) , l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(ONCFS), les Associations Départementales pour l'Aménagement des
Structures des Exploitations Agricoles 44 et 49 (ADASEA), la Direction
Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire (DRAC), les
Mairies des communes concernées. |